Excellente question!
Au départ, il y a 9 ans maintenant, je suis devenu végétarien pour préserver la planète. Je n'avais pas pris en compte ma santé dans mon changement alimentaire. Mon choix vers le vegetalisme lui a été motivé principalement par la souffrance animale que je pouvais ainsi éviter par mes choix de consommation.
Le crudivorisme s'inscrit aussi dans cette démarche écologique et de refus du spécisme, la santé en plus!
Il n'y aurait pas de sens à comparer l'impacte écologique des mangeurs de produits animaux ( ovo-lacto vegetarien inclus) avec celui des crudivores, puisque la consommation de produits animaux est terriblement néfaste à l'environnement, je ne vais pas développer ici.
Pour les personnes qui habitent à plus de 1500 kms de part et d'autres de l'équateur, l'impacte écologique du crudivorisme se situe au niveau des transports. On ne peut pas le nier. La seule solution c'est de démenager, au Costa Rica par ex...
7 mois par an, nous consommons une grande quantité de fruits exotiques: bananes (environ 20kg par mois pour une famille de 3), des litchis, des oranges (des dizaines de kilos par mois), des noix de cajou...cela surtout en hiver.
Mais de juin a octobre c'est l'inverse: je n'achete que du local sauf pour les bananes qui sont la base de nbreux smoothies, quelques noix de cajou, du chocolat et de la maca.
Il faut alors:
-- consommer local au maximum: en France de mai à octobre c'est plutot facile, si possible en cultivant son propre potager, en passant par une AMAP ou en achetant directement chez le producteur.
-- acheter local en grande quantité puis congeler et déshydrater pour les longs mois d'hiver.
-- consommer des plantes sauvages. Consulter notamment les ouvrages de l'ethnobotaniste François Couplan. Nous mangeons bp d'orties, d'epinards sauvages....c'est gratuit et local et tout le monde les traite en mauvaises herbes. Par exemple, nous faisons du désherbage dans une ferme bio locale et repartons avec des kilos de plantes comestibles dont personne ne veut!
Sinon, je pense que cela s'inscrit dans une demarche globale. Si seuls les fruits et les legumes etaient transportés par bateau ou avion....bien sur on ne change pas le monde avec des "si" alors nous essayons de vivre en ayant le moins d'impacte sur la planète et ses ressources: par exemple achat de vetements et meubles de seconde main (a Emmaus par exemple). On peut aussi planter des arbres et donner à des associations qui le font pour nous comme la fruit tree fundation du crudivore David Wolfe:
http://www.ftpf.org/Mais le Le crudivorisme a aussi de nombreux avantages environnementaux:
-- nécessite peu d'emballage ou alors en verre recyclable à 100% à l'infini (Tamari, huile pressée à froid etc) ==> donc peu de déchets (moins de transport des dechets vers incinérateur besoin de moins de camions de poubelles et d'incinerateur tres pollueurs), et on produit des montagnes de compost gratuit pour ceux qui jardinent.
-- peu d'eau de lavage (pas de casseroles graisseuses à récurer...)
-- moins de chauffage en hiver (le corps régule mieux sa température)
Nous achetons bio ou demeter au maximum, mais pas toujours. Trouver des ananas bio en ce moment par ex, pas si facile, en tous les cas en Lorraine. Et perso, je ne pele jamais mes aliments, bio ou pas, les pesticides ne m'inquietent pas outre mesure, mais si ce n'est pas bio, c'est vrai que je pele ceux de mon fils.
Mais les vegetariens ont aussi leurs dilemmes: Par exemple faut-il faire du bénévolat au resto du coeur alors qu'ils distribuent des produits animaux?
Au final, on pèse, on évalue le pour et le contre et on choisit en âme et conscience.