Quelques définitionsCes définitions sont proposées dans le but de faciliter la compréhension de certains termes. Les types d’alimentation ne sont pas à considérer comme des catégories exclusives ; dans la pratique elles sont parfois élastiques, et chacun/e définit son alimentation de façon personnelle.
Végétarien/ne - ne consommant aucun produit issu de l’abattage des animaux, c’est-à-dire ni viande d’animaux terrestres, ni viande d’animaux marins, ni gélatine, ni présure, ni caviar.
Végétalien/ne(ou végétarien/ne strict/e) - ne consommant que des végétaux, c’est-à-dire ni viande, ni produits laitiers, ni miel.
Vegan - terme anglo-saxon, souvent traduit par végétalien/ne en français. Un/e vegan, en plus d’être végétalien/ne, n’utilise aucun produit d’origine animale, dans toutes les facettes de sa vie, c’est-à-dire ni laine, ni cuir, ni fourrure, ni cire d’abeille, ni produits testés sur les animaux, etc...
Freegan - ce terme anglo-saxon s’applique aux personnes dont le mode de consommation est vegan, mais qui acceptent de se nourrir de produits d’origine animale lorsque ceux-ci sont obtenus sans soutenir leur production. Par exemple, un/e freegan mange du fromage récupéré gratuitement auprès de qulequ’un qui s’en débarasse, mais n’en achète pas.
Frugivore / fruitarien/ne - ne se nourrissant que de fruits (frais, secs, graines) pour ne pas détruire de plantes, ce qui peut être évité dans une certaine mesure en se limitant à la cueillette de fruits.
Crudivore - ne se nourrissant que d’aliments crus. CertainEs crudivores sont aussi végétarien/nes ou végétalien/nes.
Libération animale - terme définissant la volonté que les animaux ne soient plus exploités par les humains, dans le but de leur en épargner la souffrance, que ce soit pour les manger, utiliser leur force, s’en servir pour la recherche, pour ses loisirs, ou autre.
Antispécisme - courant éthique s’opposant au spécisme, c’est-à-dire à la discrimination sur la base de l’appartenance à une espèce. Très proche de la libération animale, ce courant se fonde sur le principe que les intérêts d’un animal à ne pas souffrir et à vivre une vie satisfaisante importent autant, moralement, que les intérêts équivalents d’un être humain.
Ecologie profonde(en anglais "deep ecology") - éthique écologique selon laquelle toute la nature a une valeur propre (biocentrisme, holisme), et pas seulement une valeur utilitaire pour les humains (anthropocentrisme, environnementalisme). Toutes les espèces vivantes, mais aussi les écosystèmes, sont des sujets moraux selon l’écologie profonde. Vu la situation actuelle, certainEs "deep ecologists" préconisent une réduction importante de la population humaine.
Ecologie sociale - ce courant de l’écologie politique propose d’analyser les causes sociales de la destruction de l’environnement, et de s’appuyer sur les luttes sociales pour créer une société écologique et libertaire.
Ecologie industrielle - approche de l’ingéniérie visant à recycler tous les déchets industriels dans d’autres procédés, en planifiant les procédés industriels de manière intégrée. Ses promoteurs prétendent s’inspirer de la nature.
Développement durable - terme utilisé pour désigner un développement économique qui concilierait la croissance économique avec le respect de l’environnement et l’équité sociale. Ses promoteur-ices ne remettent pratiquement jamais en cause l’idéologie et la symbolique du développement, ni les fondements de l’économie marchande.
Permaculture - approche de l’agriculture et de l’habitat visant l’autonomie et la stabilité à long terme et à minimiser les besoins en travail et en énergie, notamment en imitant les écosystèmes naturels par la complémentarité des espèces. L’organisation dans l’espace et dans le temps doit être planifiée de telle sorte que chaque fonction soit assurée par plusieurs éléments (plantes, animaux, eau, soleil...), et que chaque élément ait plusieurs fonctions (nourriture, protection, chauffage, épuration...), pour garantir la pérennité du système.
Anonyme
P.S.
Bibliographie / à lire
Renato Pichler, "Les conséquences écologiques et économiques d’une alimentation basée sur la viande", Sennwald, ASV, 1998.
Ed Ayres, "Beyond 2000 - will we still eat meat ?", Time Magazine (traduction Vegi-Info, Lausanne), 1999
André Gasser, "Ecologie et végétarisme", in Vegi Info n°8, p.8-9, 1999
Jean-Michel Jaquet, cours sur les "Ressources naturelles", Université de Genève, 2001.
"Végétarien & Végétalien, vivre sans manger les animaux", Toulouse, A.V.I.S., 1999.
"Manger est un acte politique !", FTP n°8, 1999.
Clémentine Guyard, "Dame Nature est mythée : seconde mutation", Lyon, Carobella ex-natura, 2002.
Murray Bookchin et Dave Foreman, "Quelle écologie radicale ? Ecologie sociale et écologie profonde en débat", Lyon, Atelier de création libertaire, 1994.
"Communautés, naturiens, végétariens, végétaliens et crudivégétaliens dans le mouvement anarchiste français : textes", Invariance, 1994
"Justicia animal" No1, Madrid, 2001
www.permaculture.orgpublié par Archie Anne dans: Antispécisme - Egalité animale
Lundi 16 Mai 2005
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"L'Homme meurt, l'Animal périt" Heidegger