Bonjour
En ce qui concerne Nuno Oliveira ,
je pense que tout être humain vient au monde et doit "grandir" ,
s'améliorer, et je ne doute pas que comme chacun de nous,
il ait dû déjà faire des erreurs et en corriger autant qu'il le pouvait .
Il a appris entre autre des chevaux,
comme d'autres apprennent de leur patron ou de leurs enfants.
Je ne suis pas ici pour juger les autres et leur cheminement
que ce soit avec les chevaux, chiens , chats,
ou avec leurs enfants et leurs proches .
L'important pour moi c'est qu'il a laissé de bons messages
et qu’en fait il s'appliquait à lui-même sa règle du contrôle ,
car l'on doit en effet se "contrôler" dans la vie en tant qu'humain,
contrôler les émotions, les mots, les gestes qui sortent
et qui parfois blessent soi-même et autrui.
Plus vite on apprend cela , et le mieux , l'on évolue ,
c'est ce que je crois et tente de pratiquer avec les chevaux ,
et avec les autres qui m'entourent, et parfois quand je perds le contrôle,
( pas tellement avec les chevaux , mais plus avec les gens)
oui je m'en attriste , et je me dis que j'apprends ça ici sur terre.
Il est trop facile de dénigrer sans connaître à fond
et c'est un terrain sur lequel je ne désire pas m'engager .
Des humains parfaits ici-bas , je n'en ai pas encore rencontré ,
Pour ma part , je prends le bon et délaisse ce qui ne me convient pas.
Mon cheval est dans sa tête comme moi, mon miroir je dirais.
Je joue avec lui , lui parle, le brosse, il a ses endroits préférés évidemment,
et parfois , quand il en a marre et il me fait un grand soupir
et alors je change la brosse d'endroit.
Je l'écoute parce que lui aussi me parle avec son langage du corps
je communique avec lui de diverses façons ,
parce que je sais qu'il sent très bien "les états d'âme" ,
et je le monte sans selle avec une simple corde et un licol et nous marchons ensemble
en parfaite symbiose. Bien des gens m'ont fait la remarque , et s'en étonnent ,
mais oui c'est comme cela , c'est possible, je le connais par coeur
et lui aussi me connait par coeur .
Il n'est pas question que je le prenne en pitié de ne pouvoir faire tout ce qu'il veut.
Car à ce compte-là je m'apitoierais sur mon propre sort
et celui de toute la planète pour le reste de ma vie,
et ça ne m'intéresse pas plus pour moi, que pour lui.
Le monde d'aujourd'hui est ce qu'il est avec ses contraintes et ses difficultés
et je lui ai expliqué comme à moi-même qu'il faut faire avec .
Je le sais, il le sait et c'est comme ça, ni lui , ni moi
n'y pouvons changer quoi que ce soit par la force.
Nous sommes venus au monde par un miracle inexplicable et c'est ce monde-ci.
Là nous vivons , un jour nous mourons, c'est ainsi à chacun son heure.
Voici un autre texte de Nuno Oliveira qui me plait bien
| Citation: |
"Après trente ans sur le dos d'innombrables chevaux, je demande aux cavaliers qui me lisent et qui dressent leurs chevaux de regarder leur monture lorsqu'ils mettent pied-à-terre après une séance de travail, de contempler son oeil et de faire un examen de conscience pour se demander s'ils ont bien agi envers cet extraordinaire être vivant, ce compagnon adorable: le cheval.
On a tendance, de nos jours, à oublier que l'équitation est un art. Or, l'art n'existe pas sans amour.
Mais celui qui n'a pas la discipline nécessaire et qui ne possède pas la technique ne peut prétendre à l'art.
L'art, c'est la sublimation de la technique par l'amour. L'amour, afin qu'après la mort du cheval, vous ayez gardé en votre coeur le souvenir de cette entente, de ces sensations qui ont quand même élevé votre esprit au-dessus des misères d'une vie humaine."
Nuno Oliveira |
Bonne journée:)
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Les chevaux adorent la liberté et même le plus vieux, le plus lourd des chevaux de trait se roule dans l'herbe ou se lance dans un galop maladroit lorsqu'il se retrouve, libre en plein air.