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 L'anémie : une maladie qu'il faut prévenir et traiter

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arnelae
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MessageSujet: L'anémie : une maladie qu'il faut prévenir et traiter   Mar 6 Avr - 0:22

L'anémie : une maladie qu'il faut prévenir et traiter

1er avril 2010

Quand le taux sanguin d'hémoglobine est bas, on parle d'anémie. Provoquée
par un manque de fer - dans 90% des cas - elle entraîne des troubles
majeurs. C'est donc une véritable maladie, qui doit être prévenue chez les
sujets à risque et traitée dès lors qu'elle est diagnostiquée.
Surtout lorsqu'elle est importante ou prolongée au point de provoquer une
anémie, la carence en fer entraîne des désordres importants, tant chez
l'enfant
que chez l'adulte. · Un enfant présentera des défauts d'attention, une plus
grande fatigabilité, ainsi qu'une diminution de la résistance physique ; ·
Chez l'adulte, les signes les plus évidents se traduiront par une baisse de
la résistance à la fatigue et de la puissance de travail ; Quant à la femme
enceinte, elle constitue un cas particulier. L'anémie en cours de grossesse
entraîne un risque accru de faible poids de naissance pour le nouveau-né.
Des signes peu spécifiques
Le problème, c'est que les signes de l'anémie sont peu spécifiques :
difficile de compter sur eux pour poser un diagnostic ! Une pâleur de la
peau et des conjonctives, une simple sensation de fatigue ou
d'essoufflement,
une accélération du pouls voire des palpitations n'amènent pas toujours à
consulter le médecin ! Tant s'en faut. Or les méfaits de la carence en fer
commencent à se faire sentir bien avant que l'anémie au sens clinique du
terme n'apparaisse.
Parmi les signes qui doivent vous alerter, notons une augmentation
inexpliquée de la fréquence des infections. Ou encore l'apparition de
fissures au coin des lèvres, et une dégradation des ongles et des cheveux,
qui deviennent fragiles et cassants. Tout ceci est évocateur d'une anémie
ferriprive - par privation de fer, n.d.l.r. - et doit vous faire consulter
le médecin. S'il fait procéder à une numération formule sanguine (NFS),
celle-ci fera ressortir des globules rouges de petite taille, pâles,
déformés et. en nombre anormalement faible. Au moindre doute, pensez anémie
ou carence en fer Pour cela pas de secret, le médecin va vous envoyer au
laboratoire d'analyse. Au terme d'une simple prise de sang, il disposera de
votre taux d'hématocrite - c'est la part du volume sanguin occupée par les
globules rouges - et de la concentration d'hémoglobine dans votre sang. Le
premier doit être compris entre 40% et 50% pour un homme, entre 38% et 47 %
chez une femme. Quant à la seconde c'est moins simple : chez le fumeur en
effet, l'organisme synthétise une hémoglobine anormale - la
carboxyhémoglobine - qui est incapable d'assurer le transport de l'oxygène
et biaise les résultats de l'analyse en les rendant faussement rassurants.
En outre, si des tests sanguins normaux éliminent l'éventualité d'une
anémie, ils n'écartent pas pour autant la possibilité d'une carence en fer.
Car l'anémie à proprement parler n'apparaît qu'une fois les stocks de fer de
l'organisme épuisés. Il faudra donc toujours rechercher un déficit en fer,
et le médecin fera procéder à un dosage de la ferritine sérique. C'est
elle - entre 20 µg et 200 µg chez la femme, entre 30 µg et 300 µg chez
l'homme
- qui reflètera le mieux l'état de vos stocks en fer.
Neuf femmes sur dix concernées.
Ce n'est pas si compliqué : une hémoglobine basse signifie que vous êtes
anémié, tandis qu'un taux de ferritine inférieur à la normale indique
l'origine
de cette anémie : le manque de fer que les médecins appellent aussi carence
martiale.
Or c'est un trouble extrêmement fréquent. En marge de la grande enquête
SUVIMAX menée depuis 1994 pour évaluer le statut de dizaines de milliers de
Français en regard des sels minéraux et oligo-éléments, une étude baptisée
EPIFER 1 a démontré que la carence martiale est très répandue. Même si elle
n'est pas toujours assez prononcée pour provoquer une anémie.
Un traitement simple mais nécessaire La carence en fer d'abord. Les plus
exposées sont les femmes enceintes ou en âge de procréer. En fait, 9 femmes
en période d'activité génitale sur 10 ont des apports alimentaires
inférieurs aux apports nutritionnels recommandés. Et 22,7% de ces femmes
présentent une carence en fer. Si l'homme est nettement moins concerné -
seulement 3 cas sur 100 - ces chiffres démontrent à l'évidence que la
correction et la prévention de ces carences en fer par des apports
supplémentaires relève d'une priorité.
L'anémie par carence en fer quant à elle, concerne 4,4% des femmes en âge de
procréer . Les femmes enceintes y sont les plus exposées (9% à 37 %). La
femme ménopausée et l'homme adulte y sont beaucoup moins sujets (1%).
Pourquoi la femme en activité génitale est-elle si affectée ? Parce qu'elle
se trouve à la croisée de plusieurs facteurs de risques qui peuvent parfois
se combiner : apport alimentaire insuffisant, besoins accrus, pertes
sanguines excessives... · L'insuffisance des apports alimentaires affecte au
premier chef les personnes qui adoptent une alimentation végétarienne
stricte, ou encore les sujets dénutris, souvent des personnes âgées. Ils
peuvent être aussi consécutifs à des troubles digestifs qui empêchent
l'absorption
des nutriments porteurs de fer, en cas de diarrhées prolongées ou
d'alternances
diarrhées constipation.. ; · L'accroissement des besoins est le fait de la
femme enceinte ou allaitante et, dans une moindre mesure, de l'enfant en
cours de croissance ; · Quant aux pertes excessives, elles peuvent être dues
à des règles abondantes et favorisées par la présence d'un stérilet. L'étude
EPIFER notamment, a montré l'impact du mode de contraception sur le volume
des règles : seulement 2% des femmes sous pilule sont anémiés - et 13% ont
une déplétion en fer - tandis que sous stérilet la proportion d'anémies
atteint 6% et celle des déficits en fer 28% !
Toute déplétion en fer, et a fortiori toute anémie ferriprive doit
évidemment être corrigée. Car les répercussions de la maladie auront un
impact aussi bien sur l'état de forme que sur la qualité de vie : fatigue,
frilosité, tachycardie ou essoufflement à l'effort, souffles cardiaques,
maux de têtes et bourdonnements d'oreille, perte de la libido, troubles de
la mémoire et des processus décisionnels.
Pour en venir à bout, pas question de s'appuyer sur le seul régime
alimentaire ! Même enrichi en nutriments riches en fer, il ne suffirait pas
à la tâche. En effet, les apports nutritionnels recommandés pour un sujet en
bonne santé vont de 14 mg/ jour - pour un enfant 6 à 12 ans - à. 50 mg/jour
pour une femme enceinte ou allaitante. Ils sont évidemment supérieurs pour
un sujet carencé ou anémique et de telles quantités ne pourront être
obtenues par la seule alimentation (tableau).
Les aliments les plus riches en fer sont les viandes, volailles et poissons
qui en contiennent de 20 à 26 mg pour 100 g. Pourtant, 10% à 20 % seulement
de cet apport seront réellement absorbés. Les légumes aussi contiennent du
fer, mais en quantité moindre et seulement 1% à 10 % des quantités ingérées
sont absorbées. En outre et à la différence de celui qui est apporté par les
produits carnés, le fer des légumes voit son absorption largement influencée
par les aliments auxquels il est associé : son assimilation est facilitée
par la vitamine C, mais réduite par la prise conjointe de thé ou de café.
Dans l'ensemble et compte tenu que plus de la moitié du fer nous est
apportée par les aliments carnés, un régime exclusivement végétarien risque
d'entraîner une couverture insuffisante des besoins.
Il est donc nécessaire de prendre du fer sous forme de médicament. Le
médecin prescrira en général des sels de fer en comprimés. Un à deux par
jour mais. pendant 3 à 6 mois selon le degré d'anémie et de déplétion en
fer. Des contrôles biologiques - hématocrite et ferritine - au bout de trois
mois de traitement évalueront l'état des stocks de fer et vérifieront que
l'anémie
est sur la voie de la guérison.
Bien entendu, là encore mieux vaut prévenir que guérir. Pour cela et en plus
d'une alimentation bien équilibrée, la prise de sels de fer doit être
recommandée chaque fois qu'une situation à risque est pressentie. C'est
évidemment le cas de la femme enceinte : chez cette dernière, l'anémie est
fréquente et porteuse de risques graves pour la mère et le fotus. Un bilan
biologique à la recherche d'une carence ou d'une anémie ferriprive est donc
vivement conseillé avant la fin du troisième mois de grossesse.

Source : The Journal of Epidemiology and Community Health, 12 novembre 2001

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