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 Faut-il arrêter la guerre du sel ?

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alexandra
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MessageSujet: Faut-il arrêter la guerre du sel ?   Jeu 4 Avr - 15:59

... Cela rejoint un post où je mettais en doute l'utilité de réduire le sel, et évoquais la nocivité de le réduire, si on ne mange que du bio et naturel. Le sel, on en donne aux vaches dans les champs, et aux chèvres, car elles en ont besoin. Mon avis est que c'est la même chose pour nous si l'on se nourrit de légumes, de fruits frais ou secs, et jamais de plats industriels ou de conserves.
J'insistais dans un post sur le lien possible entre la déshydratation chez les personnes âgées et le fait qu'on leur interdit souvent de manger du sel, soi-disant pour les protéger.
Voici ce que je reçois de Jean-Marc Dupuis. Beaucoup de choses dans cette lettre confirment ce que j'ai pu lire et synthétiser à partir d'autres sources.
A lire attentivement pour les personnes concernées.
Se priver de sel pour protéger sa santé (alors qu'on est en bonne santé) est encore une lubie de ces sempiternels "experts".


Faut-il arrêter la guerre du sel ?

Le gouvernement français investit chaque année des millions dans le Plan
National Nutrition Santé (PNNS) pour, notamment, nous convaincre de
manger « moins salé ».

De 10 millions d'euros par an entre 2001 et 2005, le budget attribués aux fonctionnaires du PNNS est passé à 210 millions d'euros pour la période 2011-2015, si on inclut les dépenses du « Plan Obésité » décidé par Nicolas Sarkozy, qui est venu s'ajouter au PNNS.

Mais il y a un problème.

Il se pourrait bien que ces campagnes, par leur simplisme, ne
servent en rien la santé publique. Car l'idée que le sel est mauvais en soi et donne des maladies cardiovasculaires n'est toujours pas confirmée par la science.

Un dogme bien fragile

Le sel dangereux pour la santé est un des dogmes les plus bétonnés de la médecine occidentale.

Pourtant, il repose sur des preuves étonnamment fragiles :

En 1904, des médecins français constatèrent que six de leurs
patients souffrant d'hypertension étaient de gros consommateurs de sel.
L'inquiétude gagna dans les années 70 lorsqu'un chercheur américain,
Lewis Dahl, du Brookhaven National Laboratory, déclara avoir établi la
preuve « sans équivoque » d'un lien entre le sel et l'hypertension. Il
était parvenu, en effet, à provoquer de l'hypertension chez des rats en
leur faisant manger l'équivalent humain d'un demi-kilo de sodium par
jour (en moyenne, la consommation de sodium des Français est de 3,4
grammes par jour, soit 8,5 grammes de sel).

Mais une récente méta-analyse de la revue Cochrane
impliquant un total de 6250 personnes n'a trouvé aucune preuve solide
que réduire la consommation de sel diminue le risque d'infarctus,
d'accident vasculaire cérébral (AVC) ou de décès. (1)

Une étude publiée dans le Journal of the American Medical Association en 2011 a trouvé qu'une faible consommation de sel pouvait en fait augmenter votre risque de décès par cause cardiovasculaire. (2)

Et ce n'est pas nouveau. Déjà en 1988, une très grande étude, baptisée Intersalt,
avait comparé la pression sanguine chez des personnes de 52 centres de
recherches médicales dans le monde entier avec leur consommation de sel.
Malgré la masse des données accumulées, les conclusions des chercheurs
n'avaient pas été claires, et avaient donné lieu à plus de dix ans de
controverses. (3)

En fait, la population qui consommait le plus de sel, soit environ
14 grammes par jour, avait même une pression sanguine médiane plus basse
que la population qui en consommait le moins, soit environ 7,2 grammes
par jour.

Les études qui ont cherché à établir une relation directe entre le
sel et les maladies cardiaques n'ont pas obtenu de résultats plus
probants. Chaque fois qu'une étude semble indiquer que le sel est
mauvais pour la santé, une autre suggère le contraire.

En 2006, une étude publiée dans l'American Journal of Medicine,
et qui comparait la consommation quotidienne déclarée de sodium de 78
millions d'Américains à leur risque de mourir de maladie cardiaque, a
même conclu à une mortalité accrue des personnes souffrant de maladies
cardiovasculaire et suivant un régime pauvre en sodium ! (4)

Les autorités françaises peu impressionnées

Mais ce type d'information n'était pas de nature à impressionner les
technocrates du ministère de la Santé. Murés dans leurs certitudes
médicales datant des années 70, et sans se soucier du véritable problème
(qui est le déséquilibre sodium/potassium, comme je l'explique plus
bas) ils ont continué à appliquer à la lettre leur projet de réduction à
marche forcée de la consommation de sel de leurs concitoyens, à coup de
slogans répétés à l'infini sur les chaînes de radio et de télévision,
aux frais des annonceurs et donc, in fine, du consommateur, mais aussi
par des mesures autoritaires vis-à-vis des producteurs.

Le PNNS a en effet décidé en 2002 que vous et moi allions devoir
baisser notre consommation de sel de 20 % sur cinq ans. Pourquoi 20 %
plutôt que 10 ou que 50 ? Mystère. Toujours est-il que, croyez le ou
non, nous n'avons pas atteint cet objectif !

La baisse des apports en sel n'a été que de 4 à 10 % !

Le ministère de la Santé a alors décidé de convoquer les industriels
mi-décembre pour les menacer de mesures contraignantes, sanctionnées
par des amendes. Des sanctions soutenues par l'UFC-Que Choisir, dont
Olivier Andrault, chargé de mission alimentation et nutrition, considère
qu'il n'y a qu'une solution : « Les engagements volontaires, cela ne
marche pas. Les pouvoirs publics doivent prendre les choses en main en
donnant des objectifs clairs, chiffrés et précis de réduction des taux
de sel pour les filières les plus concernées. »

Pourquoi tant de haine ?

Le sel est essentiel à la vie – vous ne pouvez pas vivre sans. Le sel a
toujours été important à la vie humaine. Même le mot « salaire » vient
de la racine latine « sal », qui signifie sel, parce que les Romains
étaient parfois payés en sel. En Pologne, encore aujourd'hui, les
pèlerins sont accueillis dans les villages avec de l'eau et du sel, les
deux ingrédients les plus indispensables à la vie.


Et de fait, le sel naturel non transformé est important pour de nombreux processus biologiques, dont :



  • entrer dans la composition du plasma sanguin (le liquide dans lequel
    baignent les globules), la lymphe, le liquide amniotique ;

  • transporter les nutriments dans et hors de vos cellules ;

  • maintenir et réguler la pression sanguine ;

  • augmenter le nombre des cellules gliales dans le cerveau, qui
    permettent la pensée créative et la planification à long terme ;

  • aider le cerveau à communiquer avec vos muscles, afin que vous
    puissiez bouger à volonté, via des échanges d'ion entre sodium et
    potassium.
Comme pour tous les aliments, quels qu'ils soient, il ne faut évidemment pas se bourrer de sel.

De plus, pour les personnes souffrant déjà d'hypertension, et
s'astreignant à un régime à index glycémique faible pour faire baisser
la pression sanguine, des études ont montré que diminuer aussi leur
consommation de sel améliorait l'effet de leur régime. (5)

Mais pour les personnes en bonne santé, le problème n'est pas tant au
niveau du sel (chlorure de sodium) qu'au niveau du potassium, qu'il faut
normalement consommer en quantité supérieure, ce qui n'est plus souvent
le cas dans le régime moderne.

Pouvez-vous manquer de sodium ?

Oui, bien sûr.

Peu de personnes en sont conscientes mais votre risque de problèmes de
santé augmente de façon significative si vous manquez de sodium, une
maladie appelée « hyponatrémie ». Cette maladie n'est toutefois pas
provoquée par un manque alimentaire de sodium, sauf cas extrême (camps
de concentration), mais par la prise de médicaments, l'absorption
excessive d'eau, la déshydratation, l'activité physiques intensive et
certaines maladies, dont celles qui affectent le fonctionnement de votre
foie, de vos reins, et de votre glande thyroïde.

Le sodium est un électrolyte responsable de nombreux processus
physiologiques critiques, comme la régulation de la quantité d'eau qui
se trouve dans et autour de vos cellules. Donc, si votre sang devient
trop pauvre en sodium, vos niveaux de liquides corporels augmente et vos
cellules commencent à gonfler. Ce gonflement peut causer de nombreux
problèmes de santé, parfois graves.

Au pire, l'hyponatrémie peut être mortelle, provoquant un gonflement
du cerveau, le coma et la mort. Les femmes en période de pré-ménopause
semblent avoir le plus de risque d'atteinte au cerveau liée à
l'hyponatrémie, du fait de la façon dont les hormones féminines
affectent la régulation du sodium. Mais une hyponatrémie modérée ou
faible peut avoir des effets plus discrets que votre praticien peut ne
pas relier à un problème d'électrolyte. L'hyponatrémie peut provoquer
les signes et symptômes suivants :



  • nausée, vomissement et changements d'appétit ;

  • perte d'énergie ;

  • faiblesse musculaire, spasmes ou crampes ;

  • mal de crâne ;
  • fatigue ;

  • confusion ;

  • incontinence urinaire ;

  • hallucinations ;

  • nervosité, irritabilité et changements d'humeur ;

  • évanouissement, coma.

Les changements d'humeur et d'appétit sont parmi les premier signes de
manque de sodium, mais cette cause est souvent ignorée. Et pourtant,
pour éviter les maladies cardiaques, l'avis que vous recevrez sera
probablement le suivant : « buvez beaucoup d'eau, faites beaucoup de
sport, et réduisez votre consommation de sel ». C'est une recette pour
conduire votre niveau d'électrolytes à la catastrophe. Et il existe des
preuves qu'un niveau faible de sodium peut nuire à votre santé d'autres
façons encore :


  • une étude de 2009 sur les fractures importantes chez les personnes
    âgées a constaté que l'incidence de l'hyponatrémie chez les patients
    souffrant de fractures était DEUX FOIS PLUS ELEVÉE que chez les
    patients sans fractures. Les chercheurs ont supposé que la cause de la
    déficience en sodium était liée à l'usage d'inhibiteurs sélectifs de la
    recapture de la sérotonine (ISRS), une sorte de médicament
    antidépresseur ; (6)

  • une étude de1995 réalisée par l'American Medical Association, publiée dans la revue scientifique Hypertension, a constaté qu'un faible niveau de sodium urinaire était associé à un risque plus élevé d'infarctus (7)

L'importance de l'équilibre sodium/potassium

Bien que le sel naturel non raffiné soit essentiel à la vie, cela ne
veut pas dire que vous devriez l'absorber impunément. Un facteur
déterminant à surveiller est le rapport sodium/potassium dans votre
régime alimentaire. Un déséquilibre de ce ratio peut non seulement
causer de l'hypertension (pression sanguine trop forte), mais également
contribuer à de nombreuses autres maladies, dont :


  • infarctus et AVC

  • problèmes de mémoire

  • ostéoporose

  • cataracte

  • coliques néphrétiques (cailloux dans les reins)

  • ulcères et cancer de l'estomac

  • arthrite rhumatoïde

  • impuissance sexuelle

Le moyen le plus simple de créer un déséquilibre est de consommer des
aliments notoirement pauvres en potassium et riches en sodium... Selon
un article publié en 1985 dans la revue scientifique The New England Journal of Medicine,
et intitulé "Paleolithic Nutrition", nos ancêtres chasseurs-cueilleurs
consommaient 11 g de potassium par jour et 0,7 g de sodium. Cette
proportion s'est aujourd'hui inversée, le régime moderne actuel
apportant plutôt 2,5 g de potassium par jour et 4 g de sodium. Si vous
mangez beaucoup de plats préparés, qui contiennent presque toujours
beaucoup de sodium mais rarement du potassium, vous avez pratiquement la
garantie d'avoir un ratio potassium/sodium inversé.

Cela pourrait aussi expliquer pourquoi la forte consommation de sel
de table semble affecter certaines personnes mais pas d'autres. Selon
une récente étude sur la consommation de sodium et de potassium, les
personnes consommant à la fois beaucoup de sodium et peu de potassium
avaient deux fois plus de risque de mourir d'un accident cardiaque que
les autres. Cette étude, publiée dans les Archives of Internal Medicine en juillet 2011, fut une des plus grandes réalisées sur le sujet. (8)

Alors, comment vous assurer d'avoir ces deux nutriments dans une meilleure proportion ?

Abandonnez les plats préparés et la nourriture transformée
industriellement, au profit d'aliments frais, entiers, et si possible
cultivés biologiquement pour assurer une bonne densité en minéraux. Ce
type de régime vous apporte naturellement de plus fortes doses de
potassium que de sodium.

Environ 80 % des apports de sel (sodium) de la population française
viennent aujourd'hui des plats préparés et de la nourriture
industrielle : pain, lasagnes, pizzas surgelées, plats préparés,
conserves mais aussi biscuits et céréales du petit-déjeuner. Et même si
UFC-Que Choisir parvient à leur imposer de nouvelles normes et des
amendes, mon avis est que ces aliments doivent être évités de toutes
façons.

Et cela vaut aussi pour la restauration rapide, dont on a appris
aujourd'hui qu'elle avait dépassé, en chiffre d'affaires, la
restauration traditionnelle. Les Français consacrent moins de temps que
jamais à faire la cuisine et, malgré la crise, multiplient les repas à
l'extérieur de la maison (snacks, sandwicheries, pizzerias, kebabs,
fast-foods américains...) en dépit du budget que cela représente, de la
qualité en général déplorable des ingrédients utilisés, et surtout de
l'absence totale de contrôle de ce que vous vous mettez réellement dans
la bouche.

Qui peut prétendre savoir précisément de quoi est faite la « viande » du
kebab et la sauce « blanche ou piquante » dont on l'asperge ? Comment
les viandes des restaurants asiatiques sont-elles produites, d'où
proviennent-elles au juste, et même question pour le liquide gluant où
elles baignent en général ? Dans les selfs, qui est en cuisine, et d'où
viennent ces bidons dont on se sert pour les viandes « en sauce » ?

Revenir à une alimentation raisonnée, basée sur des produits
identifiables, frais, et si possible bios, est le moyen le plus efficace
de retrouver la santé, de consommer moins de sodium, et plus de
potassium.

Pourquoi vous avez besoin de potassium...

Votre corps a besoin de potassium pour réguler la pression sanguine. Il
affecte votre masse osseuse, votre système nerveux, vos muscles, vos
glandes adrénales (qui fabriquent des hormones), votre cœur et vos
reins. Il est en général attaché à un anion basifiant, et permet ainsi
de maintenir le bon pH (la bonne acidité) de vos fluides : sang, lymphe,
liquide amniotique...

Une carence en potassium peut mener à un déséquilibre des
électrolytes et peut provoquer une maladie appelée hypokaliémie, qui se
caractérise par :


  • la rétention d'eau

  • une plus forte pression sanguine (hypertension)

  • de l'arythmie cardiaque (le cœur bat de façon irrégulière)

  • de la faiblesse musculaire et des crampes

  • une soif continuelle

  • de la constipation

Aliments riches en potassium

Sauf prescription par un professionnel de santé, je ne recommande pas la
prise de compléments alimentaires de potassium pour corriger un
déséquilibre. On l'utilise parfois pour la peine de mort aux USA parce
qu'une ingestion brutale de potassium peut provoquer la mort
instantanément par arrêt cardiaque.

Il est donc préférable de modifier votre régime alimentaire et d'y incorporer plus d'aliments riches en potassium.

Tous les fruits et légumes sont de bonnes sources de potassium, mais
certains sont évidemment encore meilleurs que les autres : la palme
d'or revient à la levure sèche, qui en contient 2000mg/100g. Viennent
ensuite :



  • les pommes de terre au four, cuites avec leur peau ; à consommer
    avec modération du fait de leur forte teneur en amidon, qui augmente la
    résistance à l'insuline et à la leptine ;

  • les haricots blancs, qui sont très riches aussi avec 1061 mg pour une tasse de 250 mL.

  • les tomates en contiennent aussi beaucoup.

  • les courges ;

  • les épinards bouillis

  • les fruits secs comme les figues sont aussi très intéressants.

Vous en trouvez aussi dans les fruits et légumes suivants :

- fruits : papaye, prunes, cantaloupe, bananes
(attention aux bananes, qui sont très riches en sucre et ont moitié
moins de potassium que les légumes verts. C'est un mythe que la banane
soit particulièrement riche en potassium)

- légumes : brocolis, choux de Bruxelles, patates douces, avocats, asperges et potiron.

Type de sel à choisir

Vous pouvez vous procurer du sel de table à base de chlorure de
potassium, et de vous en servir pour saler vos plats. Son seul
« problème » est qu'il possède un léger arrière-goût amer, mais la
plupart des gens ne s'en aperçoivent pas... si on ne les prévient pas.

Attention cependant : il peut exister des contre-indications au
potassium. C'est notamment le cas si vous avez du mal à éliminer les
excès de minéraux, ou si vous prenez des médicaments qui augmentent le
taux de potassium dans le sang. Cela inclut les personnes diabétiques,
celles qui ont des maladies des reins, des blocages des voies urinaires,
et celles qui prennent des inhibiteurs ACE.

Mais si vous n'êtes pas dans cette situation, votre médecin n'aura
sans doute pas d'objection à ce que vous consommiez du sel à base de
chlorure de potassium, plutôt que de chlorure de sodium.

Ma newsletter du jour est terminée mais je continue ci-dessous pour
les lecteurs qui seraient particulièrement intéressés par le débat sur
le sel, et qui douteraient de mes affirmations sur le fait que les
bienfaits pour le cœur d'un régime pauvre en sel ne sont pas nets.

Une étude établit un lien entre sel et hypertension

Pour être juste, je dois mentionner la grande étude DASH sur le sodium,
qui a été menée en 1997 pour déterminer si oui ou non un régime pauvre
en sel diminuait l'hypertension. Il s'agissait de faire suivre à des
patients le « régime DASH », qui consistait à manger beaucoup de légumes
et de fruits frais, des protéines maigres, des céréales complètes, des
produits laitiers allégés, et très peu de sel.

Les personnes soumises au régime DASH ont donc bel et bien connu une
réduction de leur pression sanguine. Et les résultats ont été meilleurs
dans le régime DASH pauvre en sel que dans le même régime riche en sel.
(9) Mais l'effet principal du régime semble plutôt tenir au fait que ce
régime soit à faible index glycémique. En effet, comme vous le
constatez, ce régime est également très faible en sucre et en fructose.

Mais en ce qui concerne la population en général, ne souffrant pas
de problème d'hypertension, il semble hâtif de vouloir imposer des
réductions importantes de la consommation de sel. Selon le journaliste
scientifique Gary Taubes :

« Tandis que le gouvernement dénonce depuis des dizaines d'années
les dangers du sel, aucune recherche scientifique n'est parvenue à faire
taire les soupçons que ce danger n'existe pas. Et de fait, la
controverse sur les bienfaits, s'ils existent, de diminuer la
consommation de sel constitue une des disputes les plus anciennes, les
plus agressives, et les plus surréalistes de toute la médecine...


Les données en faveur d'une réduction généralisée de la
consommation de sel n'ont jamais été probantes, et il n'a jamais été
démontré qu'un tel programme n'aurait pas des effets négatifs
imprévus... Après des décennies de recherche intensive, les bienfaits
apparents d'éviter le sel n'ont fait que diminuer. Cela suggère soit que
les vrais bienfaits étaient limités, soit qu'ils sont inexistants, et
les chercheurs qui croyaient avoir détecté de tels bienfaits ont été
trompés par l'influence d'autres variables.
» (10)

En 2011, une des plus prestigieuses revues médicales mondiales, le Journal of the American Medical Association (JAMA) a publié des résultats tout à fait stupéfiants :

3681 sujets européens d'âge moyen et en bonne santé ont été suivis
pendant huit ans. Les participants ont été divisés en trois groupes :
régime pauvre, modéré, ou riche en sel.

Les chercheurs ont suivi les taux de décès pour les trois groupes, et ont publié les résultats suivants :



  • groupe consommant un régime pauvre en sel : 50 décès

  • groupe consommant un régime modéré en sel : 24 décès

  • groupe consommant un régime riche en sel : 10 décès.

En fait, le risque de maladie cardiaque s'est révélé 56 % plus haut chez
les personnes consommant peu de sel que chez les personnes consommant
beaucoup de sel. Ainsi, la seule conclusion raisonnable que les
chercheurs aient pu faire était : « moins vous consommez de sel, plus
vous êtes susceptible de mourir de maladie cardiaque. » (11)

Ce qui aurait du semer la panique au ministère de la Santé, et
particulièrement dans les bureaux du Plan National Nutrition Santé. Mais
aux dernières nouvelles, la vie continue là-bas comme si de rien
n'était.
Jean-Marc Dupuis (www.santenatureinnovation.fr)

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Le vieux Lakota était un sage. Il savait que le cœur de l’homme éloigné de la nature devient dur. Il savait que l’oubli du respect dû à tout ce qui pousse et à ce qui vit amène également à ne plus respecter l’homme. Aussi maintenait-il les jeunes sous la douce influence de la nature (Ours Debout, Lakota)
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Dernière édition par alexandra le Sam 11 Mai - 23:13, édité 1 fois
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Isabelle1212
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MessageSujet: Re: Faut-il arrêter la guerre du sel ?   Ven 5 Avr - 14:17

très intéressant, pour ma part, nous faisons partie des personnes consommant peu salé par goût et par habitude.

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MessageSujet: Re: Faut-il arrêter la guerre du sel ?   Sam 6 Avr - 18:20

J'adore le sel et je culpabilise bcp car je trouve vraiment que c'est moins bon sans. Mais peut-être n'ai-je pas complètement tord.
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alexandra
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MessageSujet: Re: Faut-il arrêter la guerre du sel ?   Sam 6 Avr - 20:47

Obi a écrit:
J'adore le sel et je culpabilise bcp car je trouve vraiment que c'est moins bon sans. Mais peut-être n'ai-je pas complètement tord.
L'histoire de manger sans sel semble bien être encore une lubie, comme tant d'autres, infondée...
Donc, mange à ton goût, tu as bien raison !

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