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 Santé des femmes: «Nous sommes en train de revenir aux années cinquante» 11 Apr 2013

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Isabelle1212
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MessageSujet: Santé des femmes: «Nous sommes en train de revenir aux années cinquante» 11 Apr 2013   Dim 14 Avr - 20:23

Santé des femmes: «Nous sommes en train de revenir aux années cinquante» 11 Apr 2013
Depuis qu’elle a écrit, il y a un an, dans Le Monde, une tribune intitulée «La disparition annoncée des gynécologues et des généralistes de la santé génésique», le Dr Odile Buisson est dans le collimateur des sages-femmes, qui se sont estimées insultées. Aujourd’hui, elle publie aux éditions Jean-Claude Gawsewitch Sale temps pour les femmes, où elle fait le point sur l’état de la santé des femmes. Et le constat n’est pas brillant…




Charlie Hebdo: Vous dénoncez l’industrialisation de la santé. Qu’entendez-vous par ce terme?


Odile Buisson: L’industrialisation de la santé, c’est penser que le patient n’est pas un tout, et qu’on peut déléguer des actes à certaines personnes moins formées. Ça peut être un frottis du col, la mise en place d’un stérilet… On découpe le corps en morceaux, de façon à employer des gens moins formés, donc moins payés, intervenant pour un seul acte, sur le principe des chaînes de montage, de façon à faire un bénéfice sur chaque acte. Mais le problème, c’est que la personne n’est pas prise dans sa globalité. Moi, je fais de l’échographie: pour ça, j’ai fait médecine, et plusieurs spécialisations. Mais, dans certains pays, chez les anglo-saxons en particulier, les gens qui font de l’échographie, ce ne sont pas des médecins, ce sont ce qu’ils appellent des «sonographers». Des manipulateurs radio, en quelque sorte. Certains gros cabinets de radiologie voudraient bien importer ce système. Seulement, les pays qui emploient ce système sont, de très loin, bien moins bons que nous en diagnostic anténatal. Mais il y a des médecins qui se sentent les dents pousser, et qui se disent que, ma foi, ils pourraient faire le chef d’entreprise et gagner plus d’argent…

Le médecin devient, selon vous, un «marchand de soins».

Oui, c’est comme ça qu’on veut nous définir à l’avenir. Le problème, c’est qu’on ne peut pas découper un bonhomme comme ça, sans tenir compte de son histoire. La gynécologie, par exemple, ce n’est pas une recette, il faut tenir compte des antécédents de la personne. Une femme, ce n’est pas un col utérin sur pattes. Mais plein de gens considèrent que la médecine est une vente comme une autre, et veulent aller vers des «ingénieurs» et des «ouvriers» de la santé. Un grand patron m’a dit: «moi, je vais engager des sages-femmes, pour donner la pilule. Et celles qui voudront voir le professeur, eh bien elles paieront…»

«Si les sages-femmes veulent être les gynécologues de demain, bienvenue! Mais qu’elles se forment!»
Donc, on forme des sages-femmes à la gynécologie médicale…

Oui. La présidente du conseil de l’ordre des sages-femmes m’a dit qu’elles avaient 216 heures de gynécologie dans leur cursus. Et après, si elles le désirent, elles ont une formation supplémentaire de spécialisation de gynécologie et de contraception. J’ai regardé dans le programme formation de l’hôpital voisin du lieu où je travaille: elles font contraception, dépistage de cancer, infections, ménopause… Alors qu’elles n’ont rien appris de la médecine… Tout ça ne peut pas remplacer un cursus de médecine générale, où vous avez appris l’infectieux, la cancérologie, l’hormonologie… Les sages-femmes pensent qu’elles ont une expertise en gynécologie médicale. Mais si elles ont une expertise, quelqu’un qui fait 15 ans d’études, il fait quoi pendant tout ce temps, il enfile des perles? Elles disent que je les insulte. Mais ce n’est pas insultant de dire que Bac+15, c’est mieux que Bac+5. D’autant qu’elles n’ont jamais demandé à faire les quatre années de spécialisation en gynécologie médicale… Elles pourraient. Qu’elles soient les gynécologues du futur, bienvenue, au contraire. Mais qu’elles se forment pour faire le boulot!

Pour vous, donc, ça ne marchera pas?

Non. Et je sais que ça ne marchera pas parce que ce système existe déjà dans les pays anglo-saxons. Prenons l’exemple des hystérectomies. En France, nous avons 6 à 7% de femmes qui n’ont plus d’utérus, parce qu’on a encore de la gynécologie médicale de proximité, et que les gynécos sont capables de traiter correctement l’utérus pour qu’on ne soit pas obligé de l’enlever. Si vous allez dans les pays où il n’y a pas de gynécologie médicale, c’est 20 à 30% l’hystérectomie. L’Angleterre est a 20%, elle essaye de réduire, mais elle n’y parvient pas. Les Américaines, c’est 40%... Alors évidemment, on peut dire qu’un utérus qui ne sert pas, bonsoir Berthe, on s’en fout. Sauf que, pour retirer un utérus, vous dénervez tout le petit bassin. Ça veut dire: vie sexuelle flinguée. Et nous, on vit en ménopause un tiers de notre vie. On ne va quand même pas s’emmerder au lit pendant un tiers de notre vie sous prétexte qu’on n’a pas de gynécologie médicale de proximité! On ferait ça aux prostates des hommes, vous verriez le tollé! À long terme, ça fera comme la malbouffe: les pauvres mangent mal, les riches mangent correctement. Peut-être que, dans une dizaine d’années, le fait d’avoir un utérus à soixante ans, ce sera un signe d’appartenance à l’upper class…



Vous dites que la médecine moderne est prise en étau entre des charlatans naturopathes et l’ultralibéralisme, entre les fausses sciences et le dogme de la rentabilité du soin, qui, souvent, loin d’être opposés, trouvent des intérêts communs…

Oui. Je vais vous donner un exemple: les maisons de naissance, où on a des sages-femmes, mais pas de médecins, où on veut aller vers le «naturel». J’ai visité une maison de naissance. Qu’est-ce-que je vois sur les murs? Des annonces pour des massages holistiques, des gri-gris, des huiles essentielles. Alors, évidemment, ça ne fait pas de mal, mais bon... À chaque fois que la médecine recule, se met en retrait, les charlatans arrivent. Et ça se marie très bien avec le libéralisme. Parce que les fausses sciences, ça ne se rembourse pas. Le massage holistique à 70 ou 100 euros, ce n’est pas la Sécurité sociale qui le paie. En plus, ça génère des profits. J’ai vu qu’il y avait des ateliers de «portage» de bébés. Non mais, je rêve! Quand vous êtes dans une maternité publique, vous n’avez pas ce genre de choses.

Mais, pour autant, les maisons de naissance dépendent du service public, non?

C’est très particulier. Ça dépend du service public, c’est payé par des subventions de la Région, donc par l’argent du contribuable, mais ce sont des structures autonomes. On a déjà des pôles physiologiques, dans certaines maternités publiques, et ça fonctionne très bien. C’est ce qu’a fait par exemple le professeur Israël Nisand, à Strasbourg. Il a son pôle physiologique, et son pôle médical. Ça permet des transversalités: la dame qui accouche, qui a mal, qui dit «j’en ai marre, je pensais pouvoir le faire toute seule, mais j’ai besoin d’aide», elle peut être transférée dans le pôle médicalisé et avoir une péridurale. C’est un espace ouvert, où il y a toujours une discussion entre sages-femmes et médecins. Les sages-femmes apprennent des médecins, les médecins apprennent des sages-femmes. Les maisons de naissance, ce n’est pas ça. Ce sont des établissements qui sont gérés par des sages-femmes, et qui sont imperméables. Elles sont de profession médicale, bien sûr, mais elles n’ont pas franchement de comptes à rendre. Et moi, je n’aime pas trop les milieux clos féminins, où il peut y avoir un entrisme écolo ou religieux.



«On veut que les Françaises réapprennent à en baver.»
C’est ce que vous craignez?

Oui, j’ai très peur de ça. Et je suis étonnée qu’on les favorise autant, ces maisons de naissances. On a une sage-femme pour cinquante accouchement, alors qu’à la maternité publique, à côté, on en est loin… Vous avez des superbes locaux, un lit pour le couple, une petite baignoire pour les douleurs, une salle de bains privée… Dans la maternité, c’est plutôt des clapiers à lapins. Pourquoi favoriser une structure, et pas une autre? À mon avis, c’est une vitrine promotionnelle de l’accouchement avec douleur, et c’est pour réapprendre aux Françaises à en baver. Là, vous voyez que le capitalisme et la rentabilité rejoignent tout à fait la «nature». Parce que, dans les maisons de naissance, les sages-femmes ont le droit de faire des dépassements d’honoraires… Les maternités crèvent, s’il y a du pognon à distribuer, il est à injecter dans le public, tout de suite, et faire des pôles physiologiques ouverts à toutes, transparents, où il n’y a pas de risques de dérives. Une maternité publique, on sait que c’est laïque et surveillé.

Parlons un peu de «l’accouchement naturel», terme que vous semblez porter dans votre cœur…

Mais ça n’existe pas, l’accouchement «naturel»! Nous, les femmes, on a besoin d’une aide pour accoucher, on n’est pas des vaches. On nous parle d’accouchement «naturel», c’est beau, c’est bio, mais c’est un accouchement culturel, évidemment. Et c’est une culture de la douleur. Je lis parfois des choses ahurissantes, dans certains écrits: on n’est pas mère si on n’a pas accouché dans «le ressenti» de la douleur. Et si on a une péridurale, le bébé est «né sans sa mère». Non, mais, vous imaginez?! C’est une espèce d’hymne à la douleur, de magnificat de l’utérus. En fait, on s’aperçoit que l’utérus est réinvesti, sacralisé, il y a une espèce de messe utérine. Et plus la douleur est grande, plus l’acte est remarquable. Regarder la télé ou bouquiner en attendant que le travail se fasse, ce serait un manque de «sens»… Mais le seul sens, c’est la sortie du bébé, la naissance. Moi, je me rappelle, quand j’ai eu mon fils, je voulais mon fils, point. Par en haut, par en bas, je m’en foutais. Un accouchement, ce n’est pas «moi et mon utérus». C’est vraiment se conduire en reproductrice. Mais il y a un message, derrière tout ça: rentre à la maison, lave tes couches, allaite.

Ça aussi, c’est très tendance, l’allaitement maternel.

Ce qui m’étonne, c’est que 85% des femmes, à l’hôpital, disent qu’elles veulent allaiter. Moi, je trouve que c’est un taux de Soviet suprême ou de dictature bananière. Quand on donne un conseil une fois, c’est un conseil, quand on le donne dix fois, c’est une pression. Et je pense qu’on fait pression sur les femmes. Les familles, l’entourage… D’accord, l’OMS a dit que c’était mieux. Mais je pense qu’elle visait surtout les pays en voie de développement, où il vaut mieux allaiter, en effet, que d’utiliser du lait en poudre frelaté avec de l’eau non potable. En plus, avec le dispositif Prado, les femmes sont virées de la maternité deux ou trois jours après l’accouchement. Or, la montée laiteuse, c’est le troisième jour, et parfois l’allaitement est difficile, ça fait mal… Une ou deux consultations de sage-femme à domicile, ce n’est pas suffisant pour mettre le bébé au sein. Résultat, dans les trois semaines qui suivent, 50% arrêtent. Donc, vous avez l’injonction d’allaiter, mais on vous met en situation de ne pas pouvoir. C’est vraiment vicieux… Et quand je dis ça, on me répond: Mme Buisson, c’est leur choix, de quoi vous mêlez-vous? Bien sûr. Et voilée parce que je le veux bien. Les Françaises qui se voilent, elles aussi c’est leur choix… Mais est-ce vraiment un choix en toute indépendance? Dans quelles conditions s’exerce ce choix?

Vous avez évoqué le dispositif Prado. C’est quoi?

C’est un dispositif de retour précoce à domicile. La Cour des compte s’est aperçue, en 2011, qu’il y avait deux milliards neuf cent mille euros d’économies à faire sur le repos des femmes après accouchement. Au lieu de se demander si ce repos était nécessaire, ces messieurs ont décrété que faire des économies sur ce pôle était «un enjeu majeur». Alors, les agents de consulting de la Sécurité sociale, avec leur belle raie sur le côté, ont dit qu’il était beaucoup plus humain de se retrouver à la maison, parmi les siens, avec son bébé… Et les sage-femmes libérales ont signé un avenant avec la caisse d’assurances maladie, sans prévenir ni les médecins, ni les sages-femmes hospitalières, pour organiser le retour précoce à domicile. Du coup, on emploie des sages-femmes libérales, qui récupèrent un nombre considérable de consultations, tandis que la Sécu baisse son coût d’hospitalisation… Moyennant quoi, l’ictère nucléaire revient chez les nouveau-nés.

Expliquez-moi.

Vous sortez un nouveau-né de trois jours, qui quelquefois fait sa jaunisse, et elle n’est pas traitée. Quand le taux de bilirubine dans le sang est trop important, il abime des noyaux centraux du cerveau. C’est ce qu’on appelle l’ictère nucléaire, qui peut provoquer des retards mentaux et des décès. C’est une pathologie qui avait complètement disparue. Parce que les nouveau-nés étaient surveillés.

Vous concluez votre livre sur un constat amer: la gynécologie médicale est en train de connaître un retour aux années cinquante.

Oui. Parce qu’on ne forme plus de gynécologues médicaux, ou seulement au compte-goutte. Cette année, on en a formé 40 pour toute la France… Il faudrait en former au moins le double. En plus, beaucoup de celles et de ceux qui exercent vont bientôt partir en retraite, et il n’y a pas de relève. Mais c’est prévu: l’idée c’est d’avoir un «guichet», qui est la sage-femme, et, en deuxième intention seulement, le spécialiste… Plus j’avance, plus je m’aperçois que la médecine, comme beaucoup de choses, est dépendante de son contexte historique et économique. Aujourd’hui, on a la crise, le retour des religions — vous avez vu ce délire sur le nouveau pape?... Avant, je pensais qu’on ne pouvait aller que vers le progrès, sans régression possible. Quelle naïveté!

Propos recueillis par Gérard Biard



Ceux ou celles qui le souhaitent peuvent bénéficier d'un droit de réponse. Envoyez vos réactions (environ 2000 signes max merci), et elles seront publiées ici.

Par : Gérard Biard

source : http://www.charliehebdo.fr/news/-entretien-odile-buisson-sante-femmes-annees-cinquante-808.html

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MessageSujet: Re: Santé des femmes: «Nous sommes en train de revenir aux années cinquante» 11 Apr 2013   Dim 14 Avr - 21:11

Sur ce blog d'une sage femme, on peut lire une série de billets décortiquant le livre de cette femme. Très instructif pour les femmes et celles en devenir :)

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MessageSujet: Re: Santé des femmes: «Nous sommes en train de revenir aux années cinquante» 11 Apr 2013   Dim 14 Avr - 22:35

Il y a des choses sur lesquelles je ne veux pas me prononcer, car je ne connais pas assez le sujet.
Par contre, au sujet de la péridurale, il y a une chose que je peux dire : ce n'est pas anodin du tout, contrairement à ce qu'on a voulu nous faire croire, pour médicaliser (et rentabiliser ?) encore un peu plus l'accouchement.
L'accouchement dit naturel, ça a un sens qu'elle ne semble ni connaître, ni comprendre.
L'accouchement naturel peut se faire sans douleur, et même dans le plaisir, mais ça, qui en parle ?
C'est vrai qu'étant donné les conditions et le conditionnement permanent, c'est très, très rare. Qui l'eut cru...
Et l'anesthésie péridurale, ça peut être dangereux, c'est quand même une longue aiguille enfoncée dans la colonne vertébrale, et un geste qui peut dans certains cas avoir des effets secondaire graves (paralysie).
Je pense qu'il y a beaucoup de confusion dans ce discours, et qu'en effet, elle semble assez remontée contre les sage-femmes, en étant à ce point pro-médecine.
Défendre à ce point les études de médecine, alors que les étudiants ne passent que quelques heures à étudier le système reproducteur de la femme (à ce que j'en sais en tous cas), je trouve ça plutôt incohérent.

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MessageSujet: Re: Santé des femmes: «Nous sommes en train de revenir aux années cinquante» 11 Apr 2013   Dim 14 Avr - 23:08

Je suis assez d'accord avec Alexandra bien que je ne connaisse que très peu le sujet, qui m'intéresse beaucoup cela dit...
Quand je lis déjà ce que dit cette femme sur " l'accouchement naturel " qui serait une apologie de la douleur, ça ne m'inspire déjà pas beaucoup confiance, car s'il existe peut-être des groupes de personnes qui le voient comme ça, des informations que j'ai pu avoir sur les différentes méthodes d'accouchement "naturel" cela n'avait rien, rien a voir avec un accouchement de douleur... pour la douleur.
Et quand je lis ce qu'elle dit sur l'allaitement, là je n'ai même pas besoin de chercher plus loin pour être sûre que cette docteur ne m'intéresse pas et ne m'inspire pas du tout

Comme si l'allaitement était une forme d'esclavage de la femme... le fait de porter un enfant aussi pendant qu'on y est...

Citation :
C’est vraiment se conduire en reproductrice. Mais il y a un message,
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Comme si c'était dégradant, de laver des couches et d'allaiter...
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MessageSujet: Re: Santé des femmes: «Nous sommes en train de revenir aux années cinquante» 11 Apr 2013   Dim 14 Avr - 23:48

A la lecture de ce texte, j'avoue avoir été longuement pensive et dubitative, c'est la raison pour laquelle je souhaitais le partager avec vous pour avoir vos réactions. Cette femme me parait inhumaine même pas digne d'être une femme et encore moins une mère, surtout quand elle dit qu'elle voulait juste qu'il sorte qu'elle se fichait par où !

Je pense que les réponses méritent lecture à leur tour : http://www.charliehebdo.fr/news/droit-de-reponse-odile-buisson-809.html

Je n'ai pas tout lu, pour ce soir, je m'y remettrais demain.

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MessageSujet: Re: Santé des femmes: «Nous sommes en train de revenir aux années cinquante» 11 Apr 2013   Lun 15 Avr - 11:44

C'est vrai, tiens, qu'il y a des réponses très intéressantes! Et certaines sont assez rassurantes je doit dire...
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alexandra
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MessageSujet: Re: Santé des femmes: «Nous sommes en train de revenir aux années cinquante» 11 Apr 2013   Lun 15 Avr - 22:32

missrat a écrit:
C'est vrai, tiens, qu'il y a des réponses très intéressantes! Et certaines sont assez rassurantes je doit dire...
On y sent beaucoup plus de bon sens que dans les propos de la (mé)mère Buisson, orientés voire volontairement mensongers... ?

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MessageSujet: Re: Santé des femmes: «Nous sommes en train de revenir aux années cinquante» 11 Apr 2013   

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