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 la laitue

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lithana
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MessageSujet: la laitue   Mar 22 Aoû - 11:44

Nom commun : laitue.
Nom scientifique : Lactuca sativa.
Famille : composées ou astéracées.


POURQUOI METTRE LA LAITUE AU MENU?



Bien sûr, elle est à la base d'innombrables salades qui peuvent varier à l'infini.
On peut en garnir des hamburgers, des hot-dogs et tout sandwich, chaud ou froid.
Si elle est un peu flétrie, elle demeure délicieuse et étonnante dans une crème de légumes.



Consommée régulièrement, elle fournit des quantités non négligeables de substances antioxydantes.
En lui ajoutant une source de lipides (par exemple, une vinaigrette à l'huile), ses caroténoïdes sont absorbés de façon optimale.


Profil santé

Il existe plus de 100 variétés de laitues qui diffèrent selon leurs formes, leurs saveurs et leurs couleurs. Les principales variétés consommées au Québec sont la laitue pommée, la laitue Boston, la laitue frisée (rouge ou verte) et la laitue romaine. La prochaine section traitera principalement de ces quatre variétés.

Principes actifs et propriétés
Culture de la laitue
Les laitues cultivées en plein air posséderaient un contenu plus élevé en composés phénoliques (particulièrement en flavonoïdes), comparativement à celles cultivées en serres25. En effet, la synthèse (fabrication) des flavonoïdes de la laitue est fortement influencée par l'environnement, notamment par la lumière et l'attaque de divers pathogènes. De plus, le contenu en caroténoïdes étant aussi influencé par l'exposition au soleil et par la température, une étude effectuée au Brésil a démontré que les laitues de culture hydroponique contenaient un peu moins de caroténoïdes que les laitues de culture classique19.

Plusieurs études prospectives et épidémiologiques ont observé qu'une consommation élevée de légumes et de fruits diminuait le risque de maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d'autres maladies chroniques1,2. Plus spécifiquement, quelques études ont associé la consommation de laitue à la diminution du risque d'être atteint de différents cancers3-5. Dans l'une d'entre elles, la consommation de laitue (tout comme celle de tomates, de carottes, de fruits et de légumes frais) plusieurs fois par semaine était associée à un moindre risque de cancer du poumon3. Bien que les résultats de cette étude ne permettent pas de découvrir les principes actifs précis impliqués dans cet effet, ils laissent penser que la consommation régulière de ces aliments pourrait diminuer le risque de développer certains cancers, dont le cancer du poumon.

Antioxydants. Les antioxydants sont des composés qui protègent les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres. Ces derniers sont des molécules très réactives qui seraient impliquées dans le développement des maladies cardiovasculaires, de certains cancers et d'autres maladies liées au vieillissement6.

Composés phénoliques. Les composés phénoliques sont des substances antioxydantes présentes dans les aliments d'origine végétale. Les principaux composés phénoliques de la laitue sont la quercétine (un flavonoïde), l'acide caféique et l'acide coumarique (des acides phénoliques)7-9. Le contenu en composés phénoliques d'un mélange de cinq variétés de laitues confondues s'est avéré inférieur à celui d'une quinzaine d'autres légumes et fruits, notamment l'épinard, le brocoli, l'oignon, le chou-fleur et la tomate10. Ainsi, la laitue possédait une capacité antioxydante in vitro parmi les plus faibles10, en plus de démontrer une activité antiproliférative minime contre les cellules cancéreuses in vitro comparativement à neuf autres légumes11. Même si la laitue contient relativement peu de composés antioxydants, sa consommation régulière fournit un apport en composés phénoliques qui n'est pas négligeable. À cet égard, une étude effectuée au Brésil a démontré que la laitue était le deuxième aliment (après l'orange) contribuant le plus à l'apport total en flavonoïdes de l'alimentation des Brésiliens, en fournissant de 8 % à 12 % des flavonoïdes totaux consommés12.
De façon générale, les laitues frisées (rouge et verte) contiennent de plus grandes quantités de composés phénoliques que la laitue romaine, celle-ci en contenant encore davantage que la laitue iceberg13. Quelques études ont aussi démontré que les laitues rouges contiennent davantage de composés antioxydants que leurs équivalents de couleur verte12,14,15.
Caroténoïdes. Les caroténoïdes sont aussi des composés possédant des propriétés antioxydantes. La consommation d'aliments riches en caroténoïdes serait reliée à un risque moindre de développer certains cancers16.
Les principaux caroténoïdes de la laitue sont le bêta-carotène et la lutéine, en plus de contenir différents types de xanthines (par exemple la zéaxanthine), selon la variété17-19. Une étude a démontré que la laitue (avec l'épinard, le brocoli, la tomate, l'orange, la carotte, le céleri et les légumes verts en général) était l'une des principales sources de lutéine dans l'alimentation des habitants de la Californie20. Selon une étude d'observation réalisée en Espagne, la consommation de fruits et de légumes, et plus spécifiquement de laitue, serait reliée à l'augmentation des concentrations de bêta-carotène dans le sang21. Une étude d'intervention a également démontré que la consommation de 250 g de laitue entraînait une augmentation des concentrations sanguines de bêta-carotène, sans toutefois influencer la capacité antioxydante dans le sang8. La laitue frisée contiendrait davantage de bêta-carotène que les autres laitues (plus de 4 000 ?g par 100 g), suivie des laitues romaine (environ 3 500 ?g par 100 g), Boston (près de 2 000 ?g par 100 g) et iceberg (avec 300 ?g par 100g ). À titre de comparaison, 100 g de carottes contiennent environ 5 700 ?g de bêta-carotène.
Il est intéressant de noter que l'absorption intestinale des caroténoïdes contenus dans les végétaux (dont la laitue) est optimale lorsque l'aliment est consommé avec une source de lipides (gras). Dans une étude, la consommation d'une salade (composée de laitue romaine, de tomates, de carottes et d'épinards) accompagnée de vinaigrette régulière entraînait une augmentation des concentrations de caroténoïdes sanguins, comparativement à l'ajout de vinaigrette sans gras ou réduite en gras dans cette même salade22. Les résultats de cette étude pourraient être expliqués par le fait que les lipides (provenant ici de la vinaigrette) permettraient aux caroténoïdes d'être plus facilement libérés des membranes des végétaux, les rendant ainsi plus disponibles pour une meilleure absorption dans l'organisme.
Fibres. Le contenu en fibres totales des laitues diffère selon la variété : la laitue romaine est la plus riche, suivie des laitues frisée, iceberg et Boston. Environ 15 % à 35 % des fibres contenues dans les différentes variétés de laitues seraient sous forme soluble. Étant donné l'impact bien connu des fibres solubles sur les lipides23, une étude a été effectuée afin de déterminer l'effet de la consommation de laitue sur le métabolisme du cholestérol chez le rat24. Après avoir consommé pendant trois semaines une diète dont le cinquième était sous forme de laitue, le cholestérol sanguin des rats a diminué de façon éloquente. Les auteurs ont indiqué que les fibres de la laitue pourraient expliquer une partie de son effet hypocholestérolémiant. Chez l'humain, aucune donnée n'est publiée quant à l'effet que pourrait entraîner la consommation spécifique de laitue sur les lipides sanguins.

Autres propriétés
La laitue est-elle antioxydante?
Un peu : l'indice TAC de 60 g de laitue iceberg est de 270 umol.
Modérément : les indices TAC de 60 g de laitue romaine et de laitue frisée verte sont respectivement de 593 umol et 854 umol.
Fortement : l'indice TAC de 60 g de laitue frisée rouge est de 1 071 umol.

La laitue est-elle acidifiante?
Non : elle est plutôt alcalinisante. L'indice PRAL de la laitue iceberg est de - 1,6 et l'indice PRAL moyen de quatre variétés de laitues confondues est de - 2,5.

La laitue a-t-elle une charge glycémique élevée ?
Donnée non disponible.


Nutriments les plus importants
Que vaut une « portion » de laitue?

Poids/volume
Laitue frisée, crue, filamentée, 59 g/250 ml
Laitue iceberg, crue, filamentée, 58 g/250 ml
Laitue romaine, crue, filamentée, 59 g/250 ml

Calories
9
8
10

Protéines
0,8 g
0,5 g
0,7 g

Glucides
1,7 g
1,7 g
2,0 g

Lipides
0,1 g
0,1 g
0,2 g

Fibres alimentaires
0,8 g
0,7 g
1,2 g


Source : Santé Canada. Fichier canadien sur les éléments nutritifs, 2005.


Laitue fraîche ou préemballée?
L'ingestion de laitue fraîche entraîne une augmentation de certains composés antioxydants dans le plasma de personnes en santé8. Par contre, la consommation d'une même quantité de laitue préemballée dans un sac à atmosphère modifiée n'aurait pas le même effet. Utilisé pour prolonger la durée de conservation des aliments, ce sac ne préserverait pas totalement les composés antioxydants actifs de la laitue. Bien que les laitues préparées préservées dans de tels emballages soient très pratiques pour économiser du temps, la consommation de laitue fraîche devrait être favorisée le plus souvent possible afin de profiter de tous ses bienfaits.

Vitamine A. La laitue frisée est une excellente source de vitamine A pour la femme et une bonne source pour l'homme, leurs besoins étant différents. La laitue romaine est une bonne source de vitamine A tandis que la laitue Boston en est une source. La vitamine A est l'une des vitamines les plus polyvalentes, jouant un rôle dans plusieurs fonctions de l'organisme. Elle favorise, entre autres, la croissance des os et des dents. Elle maintient la peau en santé et protège contre les infections. De plus, elle joue un rôle antioxydant et favorise une bonne vision, particulièrement dans l'obscurité.

Vitamine K. Les laitues romaine, frisée et Boston sont d'excellentes sources de vitamine K. La laitue iceberg (pommée) en est une bonne source pour la femme et une source pour l'homme, leurs besoins étant différents. La vitamine K est nécessaire pour la synthèse (fabrication) de protéines concernées par la coagulation du sang (autant dans la stimulation que dans l'inhibition de la coagulation sanguine). Elle joue aussi un rôle dans la formation des os. En plus de se trouver dans l'alimentation, la vitamine K est fabriquée par les bactéries de l'intestin, d'où la rareté des carences en cette vitamine.

Folate. La laitue romaine est une bonne source de folate tandis que les laitues Boston, frisée et iceberg (pommée) en sont des sources. Le folate (vitamine B9) participe à la fabrication de toutes les cellules du corps, dont les globules rouges. Cette vitamine joue un rôle essentiel dans la production du matériel génétique (ADN, ARN), dans le fonctionnement du système nerveux et du système immunitaire, ainsi que dans la cicatrisation des blessures et des plaies. Comme elle est nécessaire à la production des nouvelles cellules, une consommation adéquate est primordiale durant les périodes de croissance et pour le développement du foetus.

Fer. Les laitues romaine, frisée et Boston sont des sources de fer pour l'homme seulement. Chaque cellule du corps contient du fer. Ce minéral est essentiel au transport de l'oxygène et à la formation des globules rouges dans le sang. Il joue aussi un rôle dans la fabrication de nouvelles cellules, d'hormones et de neurotransmetteurs (messagers dans l'influx nerveux).

Manganèse. La laitue frisée est une source de manganèse tandis que les laitues romaine et Boston en sont des sources pour la femme seulement. Le manganèse agit comme cofacteur de plusieurs enzymes qui facilitent une douzaine de différents processus métaboliques. Il participe également à la prévention des dommages causés par les radicaux libres.

Vitamine C. Les laitues romaine et frisée sont des sources de vitamine C. Le rôle que joue la vitamine C dans l'organisme va au-delà de ses propriétés antioxydantes; elle contribue aussi à la santé des os, des cartilages, des dents et des gencives. De plus, elle protège contre les infections, favorise l'absorption du fer contenu dans les végétaux et accélère la cicatrisation.




L'expression « excellente source » indique qu'une portion de l'aliment fournit au moins 25 % de l'apport nutritionnel recommandé ou de l'apport suffisant pour ce nutriment ou au moins 50 % dans le cas de la vitamine C.


L'expression « bonne source » indique qu'une portion de l'aliment fournit au moins 15 % de l'apport nutritionnel recommandé ou de l'apport suffisant pour ce nutriment ou au moins 30 % dans le cas de la vitamine C.


L'expression « source » indique qu'une portion de l'aliment fournit au moins 5 % de l'apport nutritionnel recommandé ou de l'apport suffisant pour ce nutriment.


N.B. Les données servant à classifier en sources, bonnes sources ou excellentes sources les nutriments contenus dans l'aliment proviennent des rapports publiés sur les apports nutritionnels de référence (ANREF) par le National Academy of Press. Ces données diffèrent des apports quotidiens recommandés ou de la valeur quotidienne, utilisés par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) pour l'étiquetage nutritionnel.



Précautions
Toutes les variétés de laitues, à l'exception de la laitue iceberg, contiennent des quantités élevées de vitamine K. Cette vitamine, nécessaire entre autres à la coagulation du sang, peut être fabriquée par l'organisme en plus de se trouver dans certains aliments. Les gens prenant des médicaments anticoagulants, par exemple ceux mis en marché sous les appellations Coumadin®, Warfilone® et Sintrom®, doivent adopter une alimentation dans laquelle le contenu en vitamine K est relativement stable d'un jour à l'autre. La laitue fait partie d'une liste d'aliments qui doivent être consommés au maximum une fois par jour et en quantité maximale de 250 ml (1 tasse) chaque fois. Il est fortement conseillé aux personnes sous anticoagulothérapie de consulter un diététiste-nutritionniste ou un médecin afin de connaître les sources alimentaires de vitamine K et de s'assurer d'un apport quotidien le plus stable possible.




Section Profil santé
Recherche et rédaction : Caroline Trudeau, Dt.P., nutritionniste, Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), Université Laval
Révision scientifique : Sophie Desroches, Dt.P., M.Sc., candidate au doctorat, Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), Université Laval
Collaboration : Jasmine Coulombe, étudiante en nutrition, Université Laval et Louise Corneau, Dt.P., M.Sc., nutritionniste, Institut des nutraceutiques et des aliments fonctionnels (INAF), Université Laval.
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lithana
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MessageSujet: laitue suite   Mar 22 Aoû - 11:45

La laitue au fil du temps
Le terme « laitue », qui est apparu dans la langue française au XIe siècle, vient du latin lactuca, qui est dérivé de lac, « lait », en référence à la sève blanche laiteuse que produit la plante.


Pendant des millénaires, les chasseurs-cueilleurs récoltaient les laitues appartenant à l'une ou l'autre des dizaines d'espèces sauvages de Lactuca. Si l'on se fie à des peintures apparaissant sur des tombes datant de 2 500 ans avant notre ère, une forme primitive de laitue romaine était peut-être déjà cultivée par les Égyptiens à cette époque, non pas pour ses feuilles, trop amères, mais, croit-on, pour ses graines desquelles on tirait une huile comestible, et possiblement pour ses propriétés médicinales. Toutefois, les premiers documents portant sur sa culture datent de l'an 450 avant notre ère. On pense que ce sont les Grecs de l'Antiquité qui ont, les premiers, domestiqué l'espèce L. serriola, originaire du bassin méditerranéen et du Proche-Orient, et ancêtre de toutes les formes de L. sativa que nous consommons aujourd'hui.

Dans son programme originel, la laitue formait rapidement une tige élevée sur laquelle poussaient de petites feuilles très amères. Dans un premier temps, les Romains s'attachèrent à atténuer cette amertume en soustrayant la plante à la lumière durant une partie de sa croissance (comme on le fait encore aujourd'hui pour les endives). Puis, à force de sélection, ils obtinrent des variétés à tige plus courte et à plus grosses feuilles, qui montaient moins rapidement en graines et étaient moins amères. Au premier siècle de notre ère, ils avaient sélectionné une douzaine de variétés, dont certaines étaient consommées couramment. Comme bien d'autres verdures, ils la mangeaient volontiers crue, assaisonnée d'huile et de vinaigre, habitude qui ne sera reprise en Europe de l'Ouest qu'au XVIe siècle, après une longue période où elle ne sera servie que cuite, dans les ragoûts et les tourtes, le Moyen Âge voyant d'un mauvais oeil les légumes crus.

La laitue traversera l'Atlantique avec Christophe Colomb qui apportera des semences lors de ses premiers voyages en Amérique. Jusqu'au milieu du XXe siècle, on y cultivera et consommera tous les types de laitue, dont nombre de variétés sont aujourd'hui introuvables.

Toutefois, l'introduction, en 1941, de l'iceberg (une variante plus ferme et plus grosse de la Batavia européenne) changera complètement la donne. On venait enfin de trouver une laitue qui supportait les contraintes de la culture industrielle, survivait aux longs voyages destinés à lui faire traverser un continent, voire un océan, et se conservait infiniment plus longtemps que les variétés connues.

Depuis, elle domine le marché nord-américain et est en voie de s'imposer en Europe, malgré le fait qu'elle soit nettement moins nutritive que la romaine, la laitue à couper ou la pommée. S'il est vrai qu'à la demande des consommateurs soucieux de leur santé, les autres types sont, depuis quelques décennies, mieux représentés, en 2000, elle occupait encore 73 % du marché nord-américain.

La laitue asperge
Cultivée en Chine depuis le Ve siècle, et peut-être avant, cette laitue, qui se comporte plutôt comme son ancêtre sauvage, est la préférée des Asiatiques. Ils consomment sa tige cuite, après l'avoir pelée et découpée en tronçons. Elle a également une certaine faveur en Égypte, où on la mange généralement crue.

Usages culinaires
Bien choisir
Les feuilles doivent être fermes, sans décoloration rougeâtre à leur extrémité et sans pourriture à la base.

Préparation
Ne laver la laitue qu'au moment de la préparer, dans l'eau très froide. L'essorer dans un linge ou dans un panier à salade. La vinaigrette tiendra mieux sur les feuilles si ces dernières sont bien sèches.

Afin d'éviter l'oxydation rougeâtre des tissus, qui détruit la vitamine C, il est préférable de déchirer la laitue plutôt que de la couper au couteau et de ne faire cette opération qu'à la dernière minute.

On ne la mélangera à la vinaigrette qu'au moment de servir. Verser d'abord la vinaigrette dans un grand saladier et ajouter la laitue par petites poignées à la fois, en tournant bien pour enrober les morceaux. En France, cette opération se fait directement à la table.

Peler la tige de la laitue asperge afin d'en éliminer l'amertume.

Apprêts culinaires
Salades : la servir seule simplement arrosée d'une bonne vinaigrette ou la marier avec d'autres verdures comme la roquette, la mâche, le cresson, la chicorée, le radicchio, etc. Jouer avec les couleurs, les saveurs, les formes et les textures. On peut bien sûr ajouter d'autres légumes, une viande froide ou des oeufs durs pour composer une salade-repas, mais si on la sert entre le plat principal et le dessert, comme c'est la coutume en Europe, on évitera de la surcharger d'ingrédients trop lourds.
Salade César : préparé avec des ingrédients frais, ce plat élaboré constitue un repas fort nutritif. Préparer d'abord la vinaigrette en passant au robot culinaire de l'ail, du poivre et du fromage parmesan. Ajouter des oeufs crus entiers, de la moutarde de Dijon, des filets d'anchois, un peu de jus de lime ou du vinaigre et, si désiré, de la sauce Worcestershire. Bien mélanger puis ajouter graduellement de l'huile d'olive ou un mélange d'huile d'olive et de tournesol. Préparer ensuite les croûtons (employer du pain de blé entier ou d'épeautre et de kamut) en les enduisant d'une marinade composée d'huile, d'ail et de fines herbes. Les cuire une quinzaine de minutes dans un four réglé à 180 °C (350 °F). Déchirer ensuite les feuilles de romaine, verser la vinaigrette en tournant bien, ajouter les croûtons et du parmesan râpé et servir sans délai. On peut remplacer les oeufs par du tofu et omettre les anchois.
Ajouter une feuille ou deux de laitue dans les sandwiches, les hamburgers ou les hot-dogs. On peut en faire une fine julienne dont on garnira les souvlakis ou les falafels présentés dans du pain pita. Préparer la julienne à la dernière minute et servir sans délai.
On peut aussi l'ajouter aux soupes de légumes ou en faire une crème. C'est une bonne façon de passer la laitue flétrie, dont le principal défaut est d'être peu appétissante à l'oeil. La cuire quelques minutes dans une casserole à couvert avec un peu d'eau. Égoutter, passer au mélangeur. Faire revenir de l'oignon finement émincé dans du beurre, épaissir avec de la farine, ajouter graduellement du bouillon ou du lait, un peu de paprika et de noix muscade râpée. Saler, ajouter la laitue et réchauffer. Si désiré, garnir de parmesan râpé.
Braisée : mettre des coeurs de romaine ou de laitue beurre dans un plat à gratiner. Ajouter du bouillon de poulet ou de veau, un peu de beurre et de sucre et saler. Amener à ébullition, couvrir et mijoter jusqu'à ce que la laitue soit tendre. Réserver au chaud. Réduire le bouillon jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'une demi-tasse, incorporer une noix de beurre et napper la laitue de cette sauce. Ou la braiser simplement avec des tomates étuvées.
Papillotes : blanchir des feuilles de laitue quelques minutes dans l'eau bouillante. Les étaler ensuite sur le plan de travail, déposer une cuillerée ou deux de farce sur chacune des feuilles, et rouler après avoir replié les deux côtés sur la farce. Fixer avec un cure-dent et cuire ensuite les papillotes dans l'eau bouillante ou à la vapeur une dizaine de minutes si la farce est déjà cuite, ou une demi-heure si elle est crue. On peut également les mettre dans un plat à gratiner, les couvrir de bouillon chaud et cuire au four une heure. La farce pourra être composée de viande hachée (boeuf, veau, porc ou agneau) assaisonnée d'oignon finement émincé, de persil, d'ail, de thym et, si désiré, de piment de Cayenne.
On peut aussi farcir des feuilles crues de fromage, jambon ou autre viande, salade aux oeufs, fruits de mer, légumes ou fruits.
Moelle de laitue asperge : enlever le bout inférieur et couper l'extrémité supérieure garnie de feuilles. Débiter la tige en tronçons puis couper les tronçons longitudinalement. Les blanchir une dizaine de minutes dans l'eau bouillante salée, essorer puis faire dorer dans du beurre. Réserver dans un plat chaud en nappant du beurre chaud. Faire revenir de l'ail puis verser le jus d'un demi-citron dans la poêle. Ajouter l'extrémité supérieure de la tige avec ses feuilles et cuire juste le temps de réchauffer. Servir.
On peut également faire sauter la laitue asperge et la servir à la chinoise, avec d'autres légumes et un assaisonnement à base de sauce soya.
Conservation
Réfrigérateur : quelques jours dans le tiroir à légumes pour la laitue à couper, une semaine pour la pommée, la romaine ou la laitue asperge. Garder de préférence dans un sac de plastique perforé. Éviter la proximité des pommes, des poires et des bananes qui émettent de l'éthylène, un gaz qui cause le pourrissement de la laitue.

Congélateur : la laitue cuite peut se congeler, mais pas la fraîche.

Jardinage biologique
La laitue à semences blanches (il y en a des brunes et des noires) a besoin de lumière pour germer. On ne la recouvrira donc pas de terre, mais on la tassera bien contre le sol humide pour qu'elle ne dessèche pas.

Plante de climat frais et de photopériode courte, on la cultive surtout au printemps et à l'automne. Durant l'été, on pourra tenter la culture de la romaine, légèrement moins sensible à la chaleur, que l'on protégera contre les rayons ardents avec une ombrière ne laissant filtrer que 49 % de la lumière. On pourra également faire des semis successifs de laitue à couper aux deux semaines, et récolter les feuilles lorsque la plante est très jeune avant qu'elle n'ait le temps de monter en graines. Enfin, certains cultivars sont relativement résistants à la montée en graines.

Bien engraisser la terre et arroser souvent pour amener rapidement les plantes à maturité.

Pour obtenir une production hâtive, démarrer les plants dans des bacs à l'intérieur six à huit semaines avant les derniers gels. Transplanter trois ou quatre semaines plus tard en pleine terre (la plante ne craint pas le gel). Protéger contre le vent et les grands froids avec un tissu géotextile.

pH : 6,0 à 7,0

Espacement : 10 cm à 15 cm pour la laitue à couper, 15 cm à 20 cm pour les autres. Lorsque les plants prennent de l'expansion jusqu'à se toucher, en supprimer un sur deux.

Irrigation : contrairement à ce qui est recommandé pour la plupart des plantes potagères, la laitue préfère les arrosages fréquents, mais superficiels.

Insectes : en fin de saison, les pucerons sont à craindre, notamment parce qu'ils sont vecteurs du virus de la mosaïque, contre lequel on ne peut rien. Traiter au savon insecticide dès leur apparition. Les limaces peuvent également causer des problèmes. Limiter leur prolifération avec de la terre diatomée, des coquilles d'oeuf ou des contenants remplis de bière et disposés au pied des plants. L'extrait d'ail s'est également montré efficace contre ce gastéropode.

Maladies : on peut limiter la brûlure du bord des feuilles et la pourriture de la racine en faisant en sorte que l'air circule bien entre les plantes et en arrosant fréquemment, mais de façon superficielle.

Écologie et environnement
Selon l'organisme Pesticide Action Network, la laitue est, de tous les légumes, celui qui reçoit le plus grand nombre de traitements chimiques - herbicides, insecticides et, surtout, fongicides - au cours de sa croissance, ce qui en incite plusieurs à rechercher des produits biologiques. Toutefois, les maraîchers biologiques perdent 30 % à 40 % de leurs laitues à cause des maladies et des insectes qui s'y attaquent, ce qui entraîne forcément une augmentation du prix de détail.

Diverses solutions sont présentement expérimentées dans le but de réduire la fréquence et l'intensité de ces attaques. La biofimugation, par exemple, qui consiste à enfouir dans le sol, l'année précédant la culture de laitues, des plantes possédant des propriétés antifongiques, particulièrement les crucifères (famille du chou). Cette technique est considérée comme une solution de rechange efficace à l'application de bromure de méthyle, un fongicide dont l'utilisation sera bannie d'ici quelques années du fait des risques qu'il présente pour l'environnement et la santé humaine.

Une autre approche, extrêmement controversée pour le moment, a été expérimentée avec un certain succès, bien qu'à petite échelle. Il s'agit ni plus ni moins de pratiquer sur les semences les techniques de guérison énergétique (energy healing) dont se servent certains praticiens pour soigner les êtres humains, le but étant de renforcer les défenses immunitaires inscrites dans l'ADN.

Des expériences ont été menées au Royaume-Uni au début des années 2000, par une titulaire d'un doctorat en parapsychologie rattachée à un centre de recherche de Glastonbury. Des semences ont été placées dans des contenants scellés puis confiées à un homme qui pratiquait la guérison énergétique depuis plus de 30 ans. Seule une partie des semences fut soumise au traitement, sans que quiconque, hormis le guérisseur, ne sache laquelle. Puis on procéda aux semis. Au moment de la récolte, les laitues furent expédiées au laboratoire pour des analyses et on observa que celles qui étaient issues des semences « traitées » étaient considérablement moins attaquées par les maladies fongiques que les autres.



Sections La laitue au fil du temps, Usages culinaires, Conservation, Jardinage biologique, Écologie et environnement
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MessageSujet: Re: la laitue   Mer 7 Mai - 15:37

je voudrai préparer une purée avec de laitue pour solène mais je ne sais avec quoi la marier...carottes, pomme de terre?

des idées?
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MessageSujet: Re: la laitue   Mer 7 Mai - 15:41

j'ai trouvé cela,mais déjà que la purée elle la boude alors la soupe, j'ose pas y penser en plus, elle veut manger, elle en fout partout .........

http://www.123boutchou.com/recette_soupe_bebe4.html
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MessageSujet: Re: la laitue   Mer 7 Mai - 20:00

Le mieux est de mettre avec de la pomme de terre je pense car en plus comme la laitue à beaucoup d'eau il faut quelque chose qui puisse un peu "solidifier " la purée :)
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MessageSujet: Re: la laitue   

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